Divorce à l’italienne

Pietro Germi

Italie — 1961 — 104 min — 35 mm — noir et blanc

Titre original Divorzio all'italiana Scénario Ennio de Concini Pietro Germi Alfredo Giannetti Agenore Incrocci Image Leonida Barboni Carlo di Palma Musique Carlo Rustichelli Montage Roberto Cinquini Décors Sergio Canevari Son Fiorenzo Magli Productions Lux Film Galatea Vides Cinematografica Interprétation Marcello Mastroianni (le baron Ferdinando Cefalú) Stefania Sandrelli (Angela) Daniela Rocca (Rosalia Cefalú) Leopoldo Trieste (Carmelo Patané) Odoardo Spadaro (Don Gaetano Cefalú) Margherita Girelli (Sisina) Angela Cardile (Agnese) Lando Buzzanca (Rosario Mulé) Source Ad Vitam  

Ferdinando Cefalú, un noble sicilien, est amoureux de sa jeune cousine, Angela. Mais il est marié à Rosalia, une femme insupportable, et le divorce est illégal en Italie… Plein de ressources, Ferdinando concocte donc un « divorce à l’italienne » : pousser sa femme dans les bras d’un amant, surprendre l’infidèle en pleine action et commettre un crime passionnel qui n’entraînerait qu’un minimum de peine de prison…

Sous le rire déchaîné par les situations burlesques inventées par Pietro Germi et ses scénaristes, on perçoit un drame profond et la volonté de changer une loi absurde qui ramène tout un peuple aux rites d’un Moyen Age dépassé. Si l’on connaît les ennuis publics et les tracasseries administratives qu’ont subi Sophia Loren ou Roberto Rosselini, on sait peu de choses des tragédies qui ont lieu dans les quartiers populaires où l’on n’a pas les moyens financiers d’affronter l’hypocrisie des lois. D’où le succès énorme de ce film dans son pays d’origine. Pietro Germi se montre maître dans la façon d’exposer une situation et de diriger des acteurs, tout comme la caméra de Léonida Barboni explore avec bonheur toutes les ressources du paysage sicilien et les décors baroques d’une propriété de famille.
Samuel Lachize, L’Humanité, 6 juin 1962