La Barrière

Hristo Hristov

35 mm — couleurs — 111 mn — 1979

Titre original Barierata Scénario Pavel Vefinov. Images Atanas Tasev. Musique Kiril Cibulka. Décors Stefan Savov. Production Filmbulgaria, Sofia. Festival de Moscou (1979), Berlin (1980) / Semaine du cinéma bulgare à Paris (1981) Interprétation

Innokenti Smoktunovski (Antoni), Vania Cetkova (Dorotea), Maria Dimseva

Anthony, un compositeur, est en train de préparer un concert de ses propres oeuvres et craint d’être en perte de créativité. En se promenant, une nuit, il trouve Dorothea, jeune fille étrange et étrangère, qui l’attend dans sa voiture. Mû par un mélange de curiosité et de philanthropie, il accepte de l’accueillir chez lui pour la nuit et découvre avec étonnement qu’elle est non seulement très sensible mais aussi pourvue de dons télépathiques — phénomène qu’elle attribue à une longue maladie mentale. Anthony lui prépare un lit sur le canapé. Le lendemain matin, elle a disparu, mais Anthony retrouve la psychiatre qui l’a soignée ; elle lui conseille de trouver un job à Dorothea. Le contact repris, celle-ci revient chez Anthony. Elle est amoureuse de lui, mais leurs relations ne se transforment pas en aventure amoureuse. Elle se confie à lui, lui raconte son enfance traumatisée, la tentative de viol d’un oncle, attribuant à tout cela ses troubles psychiatriques et sa faculté de surmonter la douleur et de transcender les limites humaines normales. Un soir, elle lui fait part de son plus grand secret : elle déclare qu’elle peut voler et le prie de l’accompagner ; avec elle, il éprouve la sensation de survoler la cité. Le lendemain, très troublé, Anthony se rend à nouveau chez la psychiatre qui lui décrit son expérience en termes non orthodoxes, parlant non seulement de la force de l’autosuggestion mais aussi de la force spirituelle qui rend un homme capable de transcender la médiocrité et la peur. Dorothea s’aperçoit de la confusion croissante d’Anthony et regrette d’en être la cause par son amour et ses confidences. Il semble qu’il lui échappe de plus en plus. Un matin on trouve le corps de Dorothea, tombée apparemment de très haut, et pourtant, il n’y a aucun bâtiment à cet endroit…